Cet article a été rédigé par l'étudiante Émilie E.M. Lannes, en collaboration avec Sophie Couture, Catherine Laurier et Sébastien Monette, tous membres de l'Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD).
Cette étude novatrice s'intéresse à 199 adolescents garçons (15-17 ans) hébergés en centre de réadaptation au Québec.
L'objectif était de comprendre comment les expériences de traumatisme durant l'enfance sont associées aux problèmes intériorisés (anxiété, dépression, retrait social) à travers la régulation des émotions.
➡️Abus émotionnel : Il est associé à l'utilisation de stratégies de régulation émotionnelle inadaptées (ex. : se blâmer, ruminer).
➡️Négligence émotionnelle : Elle est plutôt associée à une sous-utilisation générale des stratégies de régulation, qu’elles soient adaptées (ex. se concentrer sur le positif, accepter) ou inadaptées.
Les résultats soulignent que pour ces jeunes, il ne suffit pas de réduire les problèmes intériorisés ; il faut les accompagner activement à développer les compétences nécessaires pour identifier et moduler leurs émotions.
L'étude soutient l'utilisation d'approches sensibles aux traumas, comme le modèle ARC (Attachement, Régulation, Compétences), déjà utilisé au Québec pour aider les intervenants à bâtir des milieux de vie sécurisants pour les jeunes.
Lire l’article complet →Dernière mise à jour: 2026-05-06