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Conférences 2020-2021

Conférences midi

Les usages de la catégorie de « gang de rue » au Québec : de la panique morale à la production expertale 

Benoit Décary-Secours (UdeM)

22 septembre 2020, 12h00 à 13h00 (webdiffusion)

Résumé :

Dans le cadre d'une démarche sociologique et réflexive, cette conférence-midi propose d'étudier comment les usages de la notion de « gang de rue » ont permis de réorienter les pratiques d'intervention et de contrôle de la délinquance juvénile à Montréal. L'un des principaux constats de la recherche dévoile que les instruments, programmes et pratiques mis en place pour prévenir et traiter le phénomène s'appuient sur un savoir expert qui souligne, de manière paradoxale, à la fois l'urgence d'agir contre les gangs de rue, et les contours flous et ambigües de la catégorie. Malgré les multiples « problèmes » que présente la catégorie de « gang de rue », comment expliquer l'étendue de ses usages aujourd'hui ?

Pour visionner la conférence : 

 


La transformation du réseau de la santé et des services sociaux et ses conséquences sur la pratique des travailleurs sociaux

13 octobre 2020, 12h00 à 13h00 (webdiffusion)

Mélanie Bourque  (UQO)

 

Résumé :

La réforme des services de santé et des services sociaux, du gouvernement Libéral de Philippe Couillard, a eu des impacts importants sur la pratique du travail social en milieu institutionnel. En effet, la fusion des établissements faisant passer le nombre d’établissement à 34 (CISSS et CIUSSS) par rapport aux 132 CSSS, ainsi que l’application stricte des principes de la Nouvelle gestion publique a eu un effet d’uniformisation des pratiques, mais également de réduction de l’autonomie professionnelle permettant aux travailleuses sociales d’avoir recours à leur code de déontologie. Ce contexte professionnel, exacerbé au temps de la COVID-19, a des impacts majeurs pour les travailleuses sociales, elles se retrouvent coincées entre différentes normativités où la logique institutionnelle prime. 

Pour visionner la conférence : 


Prise en charge des jeunes Noirs en protection de la jeunesse vers un risque d’évènement sous la LSJPA : une trajectoire différentielle? 

10 novembre 2020, 12h00 à 13h00 (webdiffusion)

Alicia Boatswain-Kyte (McGill) 

 

Résumé :

Afin d’accroître nos connaissances sur la trajectoire de services des enfants noirs suivis par la protection de la jeunesse, l’étude dont il sera question dans cette conférence visera à déterminer s’il existe une disparité dans la probabilité que des enfants noirs reçoivent des services en vertu de la LSJPA après la fin d’un suivi en vertu de la LPJ.  Une discussion portera sur l’implication des résultats pour le suivi en protection de la jeunesse.  

Pour visionner la conférence : 


La médicalisation des comportements d’inattention, d’hyperactivité et d’impulsivité chez l’enfant 

9 février 2021, 12h00 à 13h00 (webdiffusion)

Marie-Christine Brault (UQC)
 

Résumé :

Le Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) est actuellement considéré comme le diagnostic psychiatrique le plus prévalent chez les enfants. Au Québec, comme ailleurs, il attire l’attention par l’ampleur du phénomène, notamment celle relative à l’utilisation de médicaments associés. L’objectif de cette conférence est de présenter les résultats d’une étude portant sur les facteurs scolaires associés à l’étiquetage des élèves sous la catégorie TDAH et au recours aux traitements pharmacologiques associés, et ce, au sein de deux systèmes scolaires distincts (Québec et Belgique). Comme le démontre nos travaux, les enseignants mènent des actions concrètes à diverses étapes du processus de médicalisation. Par contre, cette médicalisation se déploie de manière inégale et dépend des caractéristiques des acteurs impliqués et des contextes dans lesquels elle a lieu. Par exemple, les enseignants modulent leurs actions selon les caractéristiques sociales (genre, âge, etc.) et cognitives des élèves.

Pour visionner la conférence : 

 


Continuité intergénérationnelle de la maltraitance: État des lieux et mécanismes sous-jacents

10 mars 2021, 12H00 à 13h00 (webdiffusion)

Rachel Langevin (McGill )

 

Résumé: 

Le phénomène de la continuité intergénérationnelle de la maltraitance, c’est-à-dire le risque plus élevé pour les enfants de parents ayant vécu de la maltraitance dans leur enfance d’en vivre à leur tour, est bien documenté. Par ailleurs, les données de prévalence sont très variables d’une étude à l’autre, notamment en raison des défis inhérents à l’étude de ce phénomène. Des décennies de recherche ont tout de même permis de documenter certains facteurs de risque ou de protection psychosociaux associés à ces cycles intergénérationnels. Ainsi, cette conférence-midi offrira un tour d’horizon des données actuellement disponibles au sujet de la continuité intergénérationnelle de la maltraitance. 

Pour visionner la conférence : 


La rupture des liens d’adoption: expérience de parents en adoption internationale

14 avril 2021, 12H00 à 13h00 (webdiffusion)

Patricia Germain  (UQTR)

 

Résumé : 

L’état de santé des enfants de l’adoption internationale a changé au cours des dernières années. Les besoins sont plus importants. Nous avons observé des difficultés chez plusieurs familles et parfois une cassure voire une rupture entre la personne adoptée et sa famille. Cette présentation portera sur l’expérience des parents qui ont adoptés des enfants à l’internationale et qui ont vécu une rupture d’adoption c’est-à-dire une finalité du projet d’adoption. L’enfant est replacé dans un foyer autre que celui de sa famille adoptive. Malgré la pluralité des expériences, il nous a été possible de déterminer des facteurs de risque et de protection. Il nous a été possible de mettre en lumière le manque de mots que ressentent les parents pour décrire leur vécu, leur demande d’aide ainsi que les défis de communications avec les professionnels des services sociaux et de la santé mais aussi le milieu scolaire. 

Pour visionner la conférence : 


La prise de risque chez les jeunes fugueurs en centre de réadaptation

11 mai 2021, 12H00 à 13h00 (webdiffusion)

Sophie Couture (UdeS)

Pour s'inscrire: 
https://ca01web.zoom.us/webinar/register/WN_lQjA2ORgQoWOSC7Xbupkag

Résumé :

Lors des épisodes de fugue, les adolescents peuvent commettre divers comportements à risque (par exemple, l'abus de substances, la délinquance) et être exposés à diverses situations à risque (par exemple, la fréquentation de lieux dangereux, la victimisation sexuelle ou physique). Sans conteste, ces épisodes de fugue sont très préoccupants pour les familles et les autorités responsables. Pour améliorer notre compréhension des besoins cliniques des jeunes ayant fugué, diverses pistes de recherche ont été explorées. Dans le cadre de cette conférence-midi, les conclusions et retombées cliniques de deux études portant sur la fugue des centres de réadaptation seront présentées. 


Un accompagnement centré sur la théorie de l'attachement pour les adolescents hébergés

15 juin  2021, 12h00 à 13h00 (webdiffusion)

Marie-Pierre Joly (IUJD) et Katherine Pascuzzo (UdeS) 

Pour s'inscrire https://ca01web.zoom.us/webinar/register/WN_e4LEWOPgRNKAtAEnPAJklQ

Résumé :

Les travaux de recherche sont sans équivoque à l'égard des effets dévastateurs de la maltraitance sur le développement socio-émotionnel de l'enfant. Ces effets peuvent être si négatifs que plusieurs victimes de maltraitance en viennent à présenter des problèmes d'adaptation sévères qui nécessitent leur hébergement en centre de réadaptation (CR). Dans le cadre de cette conférence-midi, nous présenterons les fondements d’un outil psychoéducatif centré sur la théorie de l’attachement développé pour les intervenant.e.s œuvrant auprès des jeunes en difficulté. Cet outil cherche à répondre aux besoins pressants des milieux cliniques, à savoir l’acquisition d’une compréhension approfondie des modèles d’attachement des adolescent.e.s sous leur responsabilité et du rôle potentiel de la relation avec l’intervenant.e comme contexte pour leur faire vivre de nouvelles expériences sécurisantes. L’outil fait présentement l’objet d’un projet de recherche pour en évaluer les effets dans le contexte de l’hébergement en CR. Les résultats préliminaires du projet seront abordés. 

Conférences cliniques

Conflit sévère de séparation, aliénation parentale et violence conjugale: Défis pour les intervenants psychosociaux et juridiques. Bien saisir les dynamiques pour mieux intervenir

26 mars 2021 de 9h00 à 12h00
Webdiffusion


Conférencière : Francine Cyr, Ph.D., Psychologue, spécialisée dans l’intervention auprès des familles présentant des conflits sévères de séparation.

Résumé :
Les signalements reçus à la protection de la jeunesse impliquant des conflits sévères de séparation sont souvent complexes à évaluer. Un flou conceptuel persiste dans la définition des CSS, concept jugé trop inclusif par les experts et les chercheurs, ce qui peut embrouiller l’intervenant sur les mesures à appliquer. Un diagnostic erroné peut donner lieu à des pratiques qui aggraveront la situation conflictuelle et mettront l’enfant encore plus à risque. Des distinctions importantes doivent être faite entre les conflits sévères de séparation, l’aliénation parentale et la violence conjugale et familiale parce que ces réalités, malgré certains recoupements, nécessitent des dispositifs et méthodes d’intervention différents. Les meilleures pratiques pour intervenir dans les situations de conflits sévères de séparation mettent de l’avant la nécessité d’une approche systémique basée sur l’interdisciplinarité psycho judiciaire. Un juge qui demeure saisi du dossier, l’imputabilité des parents devant la cour et un mandat clair, ordonné par le juge aux intervenants psychosociaux font partie des ingrédients clés de l’efficacité des interventions dans ces cas complexes. Pour les avocats impliqués dans de tels dossiers, un changement de paradigme s’impose, dicté par la nécessité de protéger les enfants des mauvais traitements psychologiques dont ils sont victimes. L’intérêt supérieur de l’enfant doit être au premier plan dans la représentation de leurs clients. Divers paramètres et enjeux déontologiques de l’intervention psycho judiciaire seront présentés. Le contexte des mesures volontaires, si fondamental en protection de la jeunesse, se prête parfaitement au modèle d’intervention en contexte d’autorité qui sera proposé ici. 

Formation dont l'admissibilité a été confirmée par le Barreau du Québec aux fins de la formation continue obligatoire, pour une durée de 3 heures

Les employés du CCSMTL qui souhaitent faire reconnaître cette formation sont invités à faire parvenir le formulaire de demande de formation individuelle au Bureau de formation. Pour plus de détails, veuillez vous addresser à votre chef.